Les lauréats du Zama Awards 2018

Cette année, le lauréat du ZAMA Awards catégorie jeune entrepreneur est un couple : Tsila et Vanessa Andriamanantsara, qui ont fondé l’entreprise HUB&YOUNG.

HUB&YOUNG a été crée en France en 2015 afin de mettre en valeur les capacités intellectuelles des jeunes diplômés malgaches sur le marché international. Le cœur d’activité est ainsi l’humain : une activité d’externalisation (à Madagascar) de prestations de services et de prestations intellectuelles – de catégorie cadre – dans un domaine mettant en valeur l’expertise malgache. HUB&YOUNG intervient dans tout type de secteur et emploie actuellement une quinzaine de personnes à Madagascar. Les dirigeants sont basés à Paris, pour s’assurer de la partie commerciale et marketing et de la relation clients – essentiellement des clients français.  Depuis un mois, HUB&YOUNG a intégré le grand groupe canadien Humania BPO qui travaille dans le même secteur d’activité. Les filiales Humania BPO France et Humania BPO Madagascar devraient se développer, sous la direction de Tsila et Vanessa Andriamanantsara, afin de créer 200 emplois à haute valeur ajoutée à Madagascar d’ici fin 2019.

Prix du public :

Kolotsena : Lorsque le fils de la créatrice de Kolotsena, Ony Ramanantsoa lui dit « mais arrête Maman je ne suis pas malgache! » ce fût le début de l’aventure Kolotsena. Kolotsena ambitionne de répondre en proposant des objets du quotidien, véhiculant ce que la culture malgache a de plus intemporel : les proverbes des Ntaolo et les différentes maximes contemporaines. 200 articles Kolotsena environ ont été vendus depuis : housses de coussins, sacs en toile, magnets, badges etc véhiculant tous un proverbe malgache. Dans la chaîne de valeur de production, la partie à plus forte valeur ajoutée est réalisée à Madagascar, essentiellement par des femmes, renforçant leur autonomie économique. Son opération tee-shirt « Malagasy » pour les 70 ans du 29 mars 1947 a trouvé un relais dans 15 pays, du Canada et ce, jusqu’en Polynésie. Le message à la jeunesse : « Puisez dans vos racines ce que vous êtes aujourd’hui (et ce que vous serez demain), allez de l’avant car tout est possible quand le courage et la motivation sont là ».

Prix de l’association de jeunes :

Madagascar Will Rise est une communauté, une grande famille, « La famille de MWR » qui réunit toutes ces personnes d’horizons différents, de capacités et d’expertise différentes, mais autour d’une même cause, dans un même esprit et un même cœur. L’objectif est de parvenir à élever une génération de leaders, qui sont des modèles, non seulement dans leurs capacités intellectuelles et professionnelles que dans leurs valeurs, pour apporter un changement durable à Madagascar, une harmonie sur la Grande Île, dans tous les domaines. Depuis février, MWR a élaboré 4 workshops et 4 programmes de développement pour Madagascar dans plusieurs pôles (éducation, environnement, femmes, jeunesse et sports). Ils souhaitent, à travers ce prix, rappeler à la jeunesse malgache l’importance d’avoir foi en ses rêves et ses objectifs. MWR est suivi par plus de 3500 personnes sur les réseaux sociaux et a été contacté par de grandes entités.

Prix de l’excellence académique :

Cyrène RANDRIANASOLO, 17 ans, est en classe de première Hôtellerie – Restauration option cuisine au lycée privé Albert de Mun à Paris. Née à Madagascar, elle vit avec le rêve de devenir pâtissière. Elle a vite été repérée par ses professeurs qui l’ont incitée à participer au concours du « meilleur apprenti de France » où elle a remporté haut la main les médailles d’or régionale et départementale. La finale nationale est programmée pour Septembre 2018. Elle a été approchée par l’émission Top Chef et a été approchée par les plus grands chefs de la profession. Pour 2019, Cyrène a déjà signé son contrat de stage auprès du chef Guillaume Gomez, le chef des cuisines du palais de l’Elysée.

Prix ZAMA 2018 :

Education for Madagascar :  Depuis 2010, Education For Madagascar prend en charge financièrement la scolarisation des enfants au village d’Ambohibe. Leurs objectifs consistent à prévenir ou atténuer la pauvreté infantile à Madagascar,  dans le village de Ambohibe Antananarivo,  en particulier, mais pas exclusivement. Ils mettent à leur disposition les ressources nécessaires pour mener à bien des projets éducatifs et une bonne hygiène de vie. En 2018, ils ont par exemple mis en place le « Career Day Awareness – Construire son rêve » à destination de 55 enfant âgés de 5 à 18 ans, majoritairement issus de familles défavorisées, en absence de référence parentale de qualité. La journée était organisée autour de 18 intervenants de professions différentes (artiste-peintre-sculptrice, un banquier, des chefs d’entreprises, une directrice d’école, des écrivains et intellectuels, des enseignants, une experte en tourisme, un géologue, un médecin, des spécialistes de la conservation de l’environnement, un trailer, coureur longue distance, un travailleur social) pour aider les enfants à construire leur rêve.

Prix de l’excellence académique 

Volatiana Razafindramanana, jeune chercheur postdoctoral à l’ONERA (Office National d’Etudes et de Recherches Aérospatiales) et au CNES (Centre National d’Etudes Spatiales).

Suite à un baccalauréat Scientifique obtenu à 17 ans avec mention, elle s’oriente vers la physique-chimie en effectuant cinq années de Licence-Master à l’Université de Bordeaux et à l’Université de Glasgow, en Ecosse. Ella a effectué plusieurs stages dans différents laboratoires de recherche réputés, en France et au Canada et une thèse en cotutelle entre l’Université de Bordeaux et l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), portant sur le stockage et l’utilisation de l’hydrogène pour réduire l’impact de la pollution. Sa persévérance et détermination lui ont permis de remporter le 1er prix du concours « Ma thèse en 180 secondes » à l’UQTR mais aussi le prix « Coup de cœur » du public pour la vulgarisation de ses travaux de thèse. Elle a également reçu le prix de la meilleure affiche scientifique de son programme, lors du 23e concours d’affiches scientifiques de l’UQTR.

Ses travaux de recherche ont abouti à plusieurs articles publiés dans des revues scientifiques internationaux. Elle reste très attachée à Madagascar et à son développement. En effet, il y a quelques années, elle a pris l’initiative d’être bénévole au sein du Consulat de Madagascar à Bordeaux et à l’association Madagascar Développement.