Atelier d’écriture avec Jean-Luc Raharimanana :

L’écrivain, journaliste, enseignant, et auteur de nouvelles, de pièces de théâtre et de romans. Jean-Luc Raharimanana, nous accompagnera lors d’un voyage littéraire puisant sa source dans les poèmes de J.J. Rabearivelo.

Né le 26 juin 1967 à Antananarivo, il a écrit sa première pièce à Madagascar, Le prophète et le président, où il réside jusqu’à l’âge de 22 ans.

Il arrive en France et poursuit ses études tout d’abord à la Sorbonne et ensuite à l’INALCO (Institut des langues orientales) où il obtient un DEA en Littératures et civilisations dont le sujet porte sur les contes malgaches.

Professeur et journaliste, il collabore à de nombreuses manifestations littéraires (il participe à de nombreuses conférences aux États-Unis, en France, en Italie, au Rwanda et à Madagascar), pédagogiques (il anime dès 1991 plusieurs ateliers d’écriture dans la région parisienne) et journalistiques qui révèlent toute la dimension du rôle de l’écrivain engagé

En 2002, Jean-Luc Raharimanana fait le choix de laisser l’enseignement et se consacre à l’écriture, la recherche, la restitution de la mémoire par des récits «  où se confondent mythes et réalités ». Raharimanana parcourt les chemins sinueux et pluriels de la mémoire afin de «transcrire, tout transcrire ».

Après quelques essais autobiographiques, c’est surtout la poésie qui l’attire. Il écrit alors beaucoup de poèmes, la plupart inédits.

Raharimanana se tourne ensuite vers la nouvelle et le théâtre qui vont être le réceptacle d’une écriture lyrique mais également caustique dans laquelle le lecteur, conquis par des passages très poétiques, d’une étonnante douceur, soudainement, doit affronter des scènes d’une spectaculaire violence. C’est une écriture au sein de laquelle se côtoient poésie, rêves, humanité et douceur, ainsi que la violence du monde

Il est l’auteur de Lucarne, 1996 ; Rêves sous le linceul, 1998 et Nour, 1947, (Le Serpent à Plumes 2001). Landisoa et les trois cailloux, pour la jeunesse (Edicef, 2001), L’Arbre anthropophage, récit (Joëlle Losfeld, 2004), Madagascar, 1947, livre de photos (Vents d’ailleurs, 2007) Za, roman (Philippe Rey, 2008), Le Cauchemar du gecko (Vents d’ailleurs, 2010), Enlacements (Vents d’ailleurs, 2012)

Homme de théâtre, il a reçu avec sa pièce Le prophète et le président le Prix du Théâtre interafricain Tchicaya U’Tamsi (RFI) en 1990, a publié Le Puits, théâtre (Actes Sud Papier, 1997), et pour la saison 2017/2018 du théâtre d’Ivry, Antoine Videz , il a écrit Parfois le vide, texte accompagné par Tao Ravoa, musicien.

Plusieurs de ses œuvres ont été traduites en allemand, anglais, italien et espagnol.