The Dizzy Brains seront à Aix­-en-­Provence pour les Etats Généraux de la Diaspora le 10 Juillet ! Revivez les 3 évènements marquants qui soulignent leur succès fulgurant.

The Dizzy Brains est un groupe de 4 jeunes malgaches fougueux qui n’en finit plus de gagner en notoriété avec un style bien à eux dans un registre ­ punk / garage rock. Le groupe est composé des frères Andrianarisoa au chant et à la basse, Poun à la guitare et
Mirana à la batterie.

Connu pour leur dynamisme sur scène, The Dizzy Brains ont marqué le grand public lors de leur apparition dans l’émission télévisé du Petit Journal le 14 Avril dernier. Eddy avait alors fait parler sur les réseaux sociaux en challengeant le nouveau premier ministre malgache en direct en lançant un retentissant : « Fais ton boulot mec ! ». Cette réaction spontanée et impertinente colle bien avec l’identité musicale du groupe, iconoclaste et engagé.

Vous les avez découverts récemment ? Voici les 3 faits marquants de leur courte mais déjà remarquable carrière pour mieux les connaître avant de les revoir en live à Aix­-en-­Provence a l’Espace Tino Rossi, Chemin de la Ferme, 13170 Les Pennes Mirabeau le 10 Juillet à partir de 15h :

1. Génèse du groupe (2011):

Le groupe est fondé en 2011 par Eddy et Mahefa Andrianarisoa, avec Eddy au chant et Mahefa à la basse. Leur penchant pour le rock vient de leur père, un aficionados du groupe Punk/Rock anglais The Kinks dans les années 70 (aussi formé par deux frères) .

Le premier album « Môla Kely » sort en Décembre 2013 et s’attaque à la difficulté de la vie à Antananarivo, entre la pauvreté endémique et la corruption galopante. L’un des morceaux phares, Vangy, exprime la colère face à ce quotidien, avec toujours un brin de provocation:

« A quoi bon se fatiguer pour un boulot pénible, tu ne vaux pas plus que 3000 Ariary, ce n’est même pas le prix d’une prostituée ».

Eddy raconte pourquoi le rock contestataire semblait la voie logique pour décrire la situation à Madagascar:

« Faire du rock à Madagascar, ce n’est pas une carrière, ça ressemblerait même plutôt à un combat permanent. D’abord, dans la rue, tu te fais constamment racketter par les flics pour aller d’un point A à un point B. Ensuite, si tu veux jouer, tu n’as pas le choix. Il faut passer par l’underground et tenir bon. Tu dois te produire dans les petits bars de nuit, les cabarets assez glauques. »

2. Censuré à Madagascar (2014)

Les textes revendicateurs et provocateurs ne font pas que des amis aux groupes.
Eddy explique les difficultés rencontrés au pays :

« On ne passe jamais à la radio ni dans les salles de concerts, parce que les gérants auraient trop peur d’avoir des problèmes après notre passage. On arrive quand même à se produire dans les bars. On se fait surtout connaître via les réseaux sociaux. »

Mahefa ajoute :

« Si tu tombes sur un programmateur de soirées cool, on te file l’équivalent de 100 euros pour tout le groupe. Mais le plus souvent, tu tombes sur un patron bourré. Lui va te laisser jouer dans un premier temps. À un moment il va quand même venir te dégager de la scène à coups de pied au cul si ce qu’il entend de ta musique ne lui plaît pas. On a connu ce genre de situations un peu borderline tout le temps. On est restés parmi les mendiants, d’accord, mais ça ne nous a pas empêchés de persévérer. Alors maintenant, quoi qu’il nous arrive, on a la peau dure.

3. Succès à l’étranger : le Festival des Trans Musicales à Rennes (2015) et Le Petit Journal (2016)

Le style des Dizzy Brains avait tout pour intriguer le directeur du festival des Trans Musicales à Rennes, Jean-­Louis Brossard :

« Ces gamins, donc, ils font du rock. Ils vont me mettre le feu, j’en suis persuadé. Parce que le rock, enfin ce qu’il véhicule de révolte contre quelque chose, ça a sans doute un peu perdu de son sens dans nos pays occidentaux. Alors que chez eux, à Madagascar, ce qu’ils chantent à un sens. Ça vient vraiment de la rue !”

Le groupe se met le public breton dans la poche en entrant sur scène avec un drapeau breton.

The Dizzy Brains ont aussi fait vibrer les spectateurs du Printemps de Bourges quelques mois plus tard. Et bien sûr, l’apothéose avec l’émission sur Le Petit Journal. Avec l’insouciance de ceux qui n’ont rien à perdre, le groupe chante avec Brio et bluffe Yann Barthès par leurs franc-parler.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que The Dizzy Brains font leur boulot, mec.

A découvrir absolument à Aix­-en-­Provence en Juillet !