Quand l’art sublime les rues de Madagascar

« L’art est un effort pour créer, à côté du monde réel, un monde plus humain. » (André Maurois).

👩‍🎨👨‍🎨 Ils sont 5 jeunes artistes, talentueux, qui font des rues de Mada des espaces plus agréables. 
Car l’art et le beau sont indispensables pour élever les esprits, ils interpellent et proposent une pause dans les tourments de la vie quotidienne.

 Clipse Graffiti, AIRJP Tagman , Yuka (Lalaina Andriamiarina) , Taka Andrianavalona et Fabrice Tsiassa exposeront leurs oeuvres au Jardin d’Agronomie Tropicale de Vincennes lors de Zama Paris 2019.

Le dimanche 13 oct, AIRJP Tagman, un des chefs de file du Street Art nous proposera une animation en réalisant une oeuvre EN LIVE !  

L’entrée est libre le samedi, uniquement à la pause déjeuner, (hors Zama talks) et le dimanche toute la journée.

AIRJP Tagman

AIRJP Tagman est né à Madagascar. Autodidacte, il dessine dès son plus jeune âge, sur divers supports, à la sortie de l’école ou quand il garde les zébus. Au lycée, il réalise des bandes-dessinées sur la culture et les pratiques traditionnelles Betsileo et fait ses premières expositions.

Sur les murs de sa ville, il s’essaie alors à ses premières formes de street art, en représentant des personnages accolés à des bulles. Il part ensuite à Antananarivo, la capitale, en 2007, où il intègre Gasy Bulles, un collectif de bande-dessinées.

Au contact des grands noms de la BD malgache, il participe à des festivals et à des albums collectifs. En 2009, il commence à faire des graffitis dans les rues de la ville, avec le message « peace and respect ». Il réalise très vite des commandes de fresques pour des particuliers et des associations et collabore avec des artistes.

Depuis 2012, il participe à des festivals en Europe et expose au quatre coins de la planète. Il prend également part à des ventes aux enchères aux côtés d’autres graffeurs et street artistes internationaux, au profit d’une association qui œuvre à Madagascar et des organismes qui ont pour but de protéger la biodiversité. L’expression artistique d’AIRJP mêle plusieurs techniques, comme le graff, la peinture, le dessin, l’aquarelle, les installations et la musique. Installer dans l’Aude depuis 2015, il investit un hangar de la Manufacture Royale à Montolieu.

Il réalise la « Zion expo », véritable installation artistique qui a pour objectif de redonner de la vie et de la valeur à un lieu abandonné en créant des œuvres à partir d’objets présents sur place et consacre une exposition sur la faune et flore endémique de Madagascar et invite des artistes de plusieurs pays.

Pierrine DIDIER

Clipse Teean

Mbolatiana L. Raoilison plus connue sous le nom de Clipse Teean, est une Writterz (graffiti artiste) et une artiste plasticienne

Elle fait partie de « Jamerla Koonaction », de « Kolotsaina Mainty », de « Rusted Mic Renegades » et de « Ibmc’s » (International Business Music of Chambers). Jusqu’à présent, elle est la seule représentante féminine en matière de graffiti à Madagascar. Maîtrisant à la fois l’art du spray, le pochoir, le collage, l’ « aérographe », la sculpture, la soudure, la menuiserie… Clipse travaille sur de nombreux supports. C’est une artiste éclectique, car d’un mur à un autre, d’un mur à une toile, du Cap en aiguille la Clipse’s touch est omniprésente. Elle expérimente une technique qui lui est propre « l’écho-graffiti »

YUKA, artiste plasticienne

Lalaina Andriamiarina (Yuka) née le 16 Décembre à Majunga est une artiste peintre, plasticien, graffeur (autodidacte).

Elle s’est passionnée de la peinture à l’âge de 16 ans, grâce à la calligraphie japonaise. La photographie, le féminisme et la spiritualité sont ses principales sources d’inspiration. Ne se limitant pas à l’art, elle exerce plusieurs disciplines comme l’art plastique, sculpture, poteries et la photographie.

Expose ses œuvres lors de certains événements tels que : Gasy Fashion SHOW 2016, DAVIS CUP MADAGASCAR 2016, SALON ENJOY Madagascar 2016, PERFORMANCE Graffity Pack yellow Ivandry Madagascar 2016, DAGO FESTIVAL MADAGASCAR 2017, KILONGA 59 Rivoli Paris 2018.

La photographie étant l’une de ses sources d’inspiration, c’est une technique qu’elle utilise dans sa démarche artistique, ainsi que le grattage et le collage.

Fabrice Tsiassa

Tsiassa Fabrice est un artiste malgache basé à Sainte Marie (petite île sur la côte est de Madagascar) où l’accès à l’art est très faible. Passionné de dessin et de peinture depuis son plus jeune âge, Tsiassa Fabrice a passé beaucoup de temps à l’Alliance française de Tamatave (Madagascar) pour consulter toutes sortes d’œuvres d’art. Grâce à cette exploration de la bibliothèque, il a découvert et développé son talent. Il a commencé sa carrière de portraitiste d’abord avec des crayons et ensuite avec des peintures à la gouache.

Autodidacte, il travaille maintenant comme peintre et cartooniste. Il installe son propre studio en 2011 et expose son travail dans des hôtels et des restaurants. Son plus grand rêve est de devenir un véritable professionnel dans le monde de la création et d’avoir un studio plus grand dans lequel il pourrait former de jeunes artistes, les guider dans des projets communs et créer une galerie d’art où ils exposeraient leurs œuvres

Taka Andrianavalona

De son vrai nom Tsilavonarivo Andrianavalona. 

Graffitis et Peintre plasticien, l’autodidacte vit et travaille à Antananarivo Madagascar. 

Depuis 2009, il se développe très tôt des aptitudes au dessin, à la peinture, bref, le monde de l’art visuel. C’est par la pratique qu’il améliorera cet art et qu’il développera son propre style. 

Représentant de Madagascar au 8ème jeux de la francophonie à Abidjan en 2017, iI choisit la peinture pour approcher les différentes techniques picturales, notamment la gouache, la peinture acrylique et aérosol, sur toile, contreplaqué ou encore tissus. 

Chacune de ses oeuvres expérimente et se penche sur l’art qui mobilise et dépouille en même temps le mysticisme omniprésent du recyclage et du collage. On peut percevoir le patrimoine d’une donnée ethnique qui mêle l’art de vivre ou l’art de partager. Il allie pop art, figuration libre, qu’il s’agisse d’une touche contemporaine et urbaine, un univers de déconstruction où cohabitent figuratif et abstraction.