QUI SOMMES NOUS ? Pourquoi Zama Bel Kanto 2026

Zama Bel Kanto 2026

Patrick – 02/03/2026

Zama x Bel Kanto : la voix comme passerelle

Zama x Bel Kanto : la voix comme passerelle

Depuis près de dix ans, Zama s’est installé comme un rendez-vous qui compte : un temps fort pour la diaspora malagasy et tous les amis de Madagascar, un lieu où l’on se retrouve pour échanger, découvrir, débattre, mais aussi simplement vivre ensemble. Cette année, notre thème — les Passerelles — dit exactement ce que nous voulons renforcer : relier les générations, faire circuler les idées, connecter les initiatives, rapprocher les territoires, et transformer la nostalgie en énergie collective. Une passerelle, ce n’est pas un symbole vague : c’est un ouvrage utile. Elle permet de franchir un écart, d’ouvrir un chemin, d’éviter l’isolement.

C’est dans cet esprit que nous intégrons Zama Bel Kanto, notre concours de chant pour groupes vocaux, initialement imaginé comme un événement à part entière en 2025, mais qui n’a pas pu se réaliser. Plutôt que de le laisser en suspens, nous en faisons aujourd’hui un temps fort du festival Zama : une animation qui complète naturellement les conférences, les tables rondes, les stands et les moments conviviaux. Bel Kanto n’est pas un “à-côté” : c’est une passerelle artistique au cœur de Zama.

Bel Kanto : un nom, une intention

Le nom Bel Kanto réunit, en passerelle, deux univers. Il évoque le bel canto italien — la recherche du “beau chant”, exigeant et précis — et kanto, mot malagasy qui renvoie à l’art, à la beauté, à l’expression. En les associant, Bel Kanto affirme une conviction : la voix est un art total, où la rigueur sert la personnalité, l’identité, la transmission.

Et surtout, la voix est une passerelle immédiate : elle relie sans traduire, elle rassemble sans expliquer. Dans la diaspora, elle a une force particulière : elle conserve la langue, réveille les souvenirs, crée un sentiment de “nous”, même quand nos parcours sont différents. Un chant partagé peut rapprocher en quelques minutes ce que des années de distance ont parfois écarté.

Un concours… mais aussi un tremplin

Bel Kanto prend la forme d’un concours, parce que la compétition crée un élan : elle mobilise les groupes, leurs proches, leurs communautés, et transforme une soirée en événement collectif. Mais l’objectif n’est pas de “gagner pour gagner”. Bel Kanto est pensé comme un tremplin : mettre en lumière des talents émergents, leur offrir un cadre exigeant, et des opportunités concrètes.

C’est aussi une passerelle très simple et très précieuse : de la scène amateur vers une reconnaissance plus large, d’un groupe local vers un public élargi, d’un talent discret vers une vraie visibilité. En réunissant jury et public, Bel Kanto fabrique ce moment rare où une communauté découvre ses propres artistes — et leur donne de l’élan.

Madagascar au cœur : langue, héritage, création

Bel Kanto affirme un fil rouge clair : Madagascar. Pas comme décor, mais comme source vivante. La place de la langue malagasy et des répertoires liés au pays fait partie de l’esprit du concours, au même titre que l’ouverture à des harmonisations contemporaines, à des influences variées, à des arrangements audacieux. Là encore, la musique agit comme une passerelle : entre patrimoine et modernité, entre traditions et créations d’aujourd’hui, entre ce qu’on a reçu et ce qu’on invente.

Une passerelle au cœur du festival

En rejoignant Zama, Bel Kanto renforce la dimension festive et culturelle du festival, mais il joue aussi un rôle plus profond : il relie. Il relie le temps de la parole (conférences, tables rondes, projets) au temps du sensible (voix, émotion, présence). Il relie les publics : ceux qui viennent pour les échanges et ceux qui viennent pour la musique — et qui repartent souvent avec l’envie de découvrir l’ensemble.

Cette année, Zama construit des passerelles et Bel Kanto les fait vibrer. Deux manières de dire la même chose : notre culture est vivante, notre diaspora est en mouvement, et c’est ensemble — par les idées comme par la voix — que nous créons les chemins de la suite.