12h45
Conférence
Axe 1
Auditorium
Mieux connaître pour mieux agir
Trois enquêtes inédites sur la diaspora malgache : AINGA, AKO et TARATRA
Mieux connaître pour mieux agir
Trois enquêtes inédites sur la diaspora malgache : AINGA, AKO et TARATRA
Cette conférence de restitution propose un moment important de mise en partage de connaissances sur la diaspora malgache, à partir des résultats de trois enquêtes uniques et complémentaires, AINGA, AKO et TARATRA, qui donnent à voir un tableau d'ensemble inédit de la diaspora malgache, de ses profils, de ses engagements, de ses ressources, de ses circulations et de ses attentes. Ces enquêtes ont été conduites par l'IRD en partenariat avec des associations de la diaspora. Elles s'inscrivent dans le cadre du programme TADY, financé par l'AFD, sous maîtrise d'ouvrage partagée Expertise France et Ministère des Affaires Étrangères malagasy.
Longtemps, la diaspora malgache est restée dans un angle mort statistique et politique. Sa présence, ses transferts, ses associations, son attachement au pays étaient connus, mais de manière fragmentaire, souvent intuitive, rarement objectivée. Le programme TADY apporte ici une rupture décisive : il produit enfin un socle de connaissances robuste sur une communauté souvent décrite comme invisible. La conférence vise ainsi à faire émerger un constat central : il ne peut y avoir de politique sérieuse de mobilisation de la diaspora sans une connaissance fine de sa réalité sociale, économique, associative et transnationale.
- Restituer les enseignements de trois enquêtes qui documentent les volumes, structures, trajectoires et formes d'engagement de la diaspora
- Comprendre ce que ces résultats changent dans la manière de penser la diaspora malgache : non plus comme abstraction affective, mais comme ensemble social structuré et qualifié
- Poser la question de fond : comment transformer cette connaissance en leviers concrets d'action publique, de coopération et d'engagement
Dimanche 5 juillet
Une journée orientée vers les modèles de développement, la souveraineté, le capital naturel, l’intelligence artificielle et l’inclusion.
10h30
ConférenceAxe 2Auditorium1300 ans d'histoire économique de Madagascar
Conférence introductive
1300 ans d'histoire économique de Madagascar
Conférence introductive
12h30
Table rondeAxe 2AuditoriumQuel modèle de développement pour Madagascar ?
Entre ouverture, État stratège et souveraineté productive
Quel modèle de développement pour Madagascar ?
Entre ouverture, État stratège et souveraineté productive
Cette table ronde interroge les fondements du modèle économique de Madagascar face aux effets de la mondialisation et à la persistance de la pauvreté structurelle. Elle propose de confronter une lecture historique de la trajectoire malgache aux modèles classiques de croissance et aux stratégies volontaristes inspirées de l'Asie de l'Est.
Depuis plusieurs décennies, Madagascar alterne entre programmes de libéralisation, plans de relance sectoriels et politiques d'ajustement, sans parvenir à installer une croissance durable, inclusive et transformatrice. Alors que les ressources naturelles continuent d'être majoritairement exportées à l'état brut, la question centrale devient celle de l'industrialisation : comment créer davantage de valeur sur place ? Deux options semblent s'opposer. La première privilégie les infrastructures, les zones franches et l'attractivité pour les investissements étrangers. La seconde insiste sur le capital humain, la souveraineté alimentaire et la construction progressive d'un appareil productif national. Dès lors, le modèle de l'État stratège, capable d'orienter, protéger et accompagner une montée en gamme industrielle, peut-il être adapté au contexte institutionnel malgache ?
- Confronter deux paradigmes de développement : l'approche libérale fondée sur l'ouverture et l'exportation, et celle d'un État stratège appuyé sur un protectionnisme éducateur
- Évaluer la pertinence des modèles asiatiques, notamment la logique du « vol d'oies sauvages », pour transformer les ressources locales en filières industrielles
- Repenser la place du capital humain, de l'éducation technique et de l'éthique du travail comme leviers de compétitivité
- Définir les conditions de passage d'un État régulateur à un État développeur, doté d'une vision de long terme et d'une discipline institutionnelle réelle
14h30
ConférenceAxe 3AuditoriumProtéger la nature, construire l'avenir
Pour un fonds souverain au service du bien commun · Par James Ranaivoson
Protéger la nature, construire l'avenir
Pour un fonds souverain au service du bien commun · Par James Ranaivoson
James Ranaivoson propose une réflexion stratégique de haut niveau sur une Facilité Souveraine Malagasy. Son point de départ est clair : Madagascar ne peut pas copier les modèles classiques de fonds souverains fondés sur des rentes pétrolières, des excédents commerciaux ou des surplus budgétaires. Il faut donc inventer une voie propre, adaptée à la réalité malgache, en arrimant la finance publique à la protection du capital naturel, considéré comme la première richesse du pays. La conférence articule ainsi trois dimensions. D'abord, une critique structurée du fonctionnement actuel du FSM et un appel à une gouvernance inclusive, intergénérationnelle, transparente et réellement souveraine. Ensuite, une proposition forte : créer au sein du FSM une « Facilité dédiée au Capital Naturel », capable de financer des projets communautaires, climatiques, productifs et territoriaux durables. Enfin, une démonstration des passerelles possibles entre biodiversité, adaptation climatique, emplois locaux, chaînes de valeur durables, finance internationale, paiements pour services écosystémiques et échanges dette-développement.
- Déplacer le débat : ne plus penser la nature comme une réserve à exploiter, mais comme un actif national à protéger, valoriser et transmettre aux générations futures
- Présenter la proposition d'une Facilité dédiée au Capital Naturel au sein du FSM
- Montrer les passerelles concrètes entre biodiversité, finance internationale et développement local
16h00
Table rondeAxe 3AuditoriumFonds souverain, capital naturel et générations futures
Quelles passerelles pour transformer la richesse écologique en puissance de développement ?
Fonds souverain, capital naturel et générations futures
Quelles passerelles pour transformer la richesse écologique en puissance de développement ?
Cette table ronde prolonge la conférence de James Ranaivoson consacrée à la proposition d'une facilité dédiée à la protection et à la valorisation du capital naturel. Elle s'inscrit dans le fil conducteur de Zama 2026, « Les passerelles », en ouvrant un débat sur la manière de relier des champs encore trop cloisonnés : souveraineté économique, biodiversité, finances publiques, besoins des communautés, vision d'État, réalités territoriales et droits des générations futures.
Le document socle défend une idée forte : pour Madagascar, le véritable actif stratégique n'est pas une rente extractive classique, mais son capital naturel, sa biodiversité, ses paysages, ses terres, ses ressources marines, forestières et agricoles. Il affirme aussi qu'un fonds souverain n'a de légitimité que s'il repose sur une gouvernance crédible, pluraliste et transparente, ainsi que sur une stratégie d'investissement cohérente avec l'intérêt général. Enfin, il ouvre plusieurs pistes concrètes : paiements pour services écosystémiques, Fonds Vert pour le Climat, échanges dette-développement, valorisation des patrimoines naturels et financements mixtes.
- La doctrine : que veut-on protéger, financer et transmettre quand on parle de capital naturel ?
- La gouvernance : quelles garanties d'indépendance, de transparence et de contrôle citoyen ?
- Les instruments : quelles sources de financement sont réalistes et mobilisables ?
- Les territoires : comment faire des communautés locales de véritables coproductrices ?
- La mise en œuvre : quels préalables juridiques et institutionnels faut-il réunir ?
17h45
Table rondeAxe 4AuditoriumIA à Madagascar : impacts, besoins, maîtrise et perspectives
Comment l'intelligence artificielle peut devenir un facteur d'accélération et non de dépendance
IA à Madagascar : impacts, besoins, maîtrise et perspectives
Comment l'intelligence artificielle peut devenir un facteur d'accélération et non de dépendance
Cette table ronde interroge la manière dont l'intelligence artificielle peut devenir, pour Madagascar, soit un facteur d'accélération, soit un facteur de dépendance. Elle s'inscrit dans la logique générale de Zama 2026, qui vise à transformer les échanges en leviers concrets d'action, et dans l'axe consacré à une souveraineté d'usage de l'IA : relier les grands besoins du pays à des solutions frugales, maîtrisées et créatrices de valeur locale.
À Madagascar, l'IA bouleverse déjà les perspectives d'emploi, de formation, d'organisation du travail et de production de connaissance. Les échanges préparatoires soulignent notamment la disparition progressive de certaines tâches de saisie et de traitement, le déplacement de valeur vers la structuration documentaire, la supervision d'agents IA, l'esprit critique, ainsi que la nécessité d'une meilleure intégration de l'IA dans l'éducation et dans les stratégies d'entreprise.
- Clarifier la mutation en cours : effets de l'IA sur les emplois, les compétences, les fonctions administratives, le développement et les services
- Identifier les besoins prioritaires : formation, qualité documentaire, données, esprit critique, sensibilisation des entreprises
- Discuter les conditions d'une maîtrise locale : ne pas rester simple consommateur de technologies, mais développer des usages utiles et contextualisés
- Projeter des pistes concrètes : éducation, services publics, apprentissage mobile, accompagnement des publics fragiles
18h00
AtelierAxe 1Salle RouaultInclusions et Migration
Atelier CRPM2 · Action conjointe UNACOF Comores / FACT Madagascar
Inclusions et Migration
Atelier CRPM2 · Action conjointe UNACOF Comores / FACT Madagascar
Cet atelier s'inscrit dans le prolongement direct de la Table Ronde « Expériences diasporiques croisées », consacrée aux parcours, aux ancrages, aux difficultés, aux engagements et aux liens entretenus par les diasporas comoriennes et malgaches avec leurs pays d'accueil comme avec leurs pays d'origine. Là où la table ronde pose les récits, les comparaisons et les premiers constats, l'atelier « Inclusions et Migration » ouvre un temps plus resserré, plus participatif et plus orienté vers l'approfondissement. Il permet de passer d'une mise en partage des expériences à une réflexion plus ciblée sur les conditions concrètes de l'inclusion dans les parcours migratoires. Organisé conjointement par UNACOF Comores et FACT Madagascar, cet atelier prend place dans une dynamique de dialogue entre acteurs diasporiques, associatifs, citoyens et institutionnels.
L'objectif de cet atelier est d'approfondir, à partir des échanges issus de la table ronde, la question de l'inclusion dans les parcours migratoires. Il s'agit de mieux comprendre ce qui, concrètement, favorise ou freine l'inclusion : l'accès aux droits, l'information, l'accompagnement, l'insertion sociale et économique, la reconnaissance, la participation citoyenne, la capacité d'agir, mais aussi le rôle joué par les réseaux diasporiques eux-mêmes dans l'accueil, la médiation et la solidarité.
- Identifier les obstacles les plus récurrents dans les parcours d'inclusion
- Faire émerger les besoins les plus saillants exprimés par les personnes et les communautés
- Partager les pratiques qui fonctionnent et les formes de solidarité qui soutiennent
- Mettre en lumière les médiations associatives ou institutionnelles qui facilitent les parcours
- Transformer les constats partagés en premières pistes d'action ou de recommandation
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Pour une vision synthétique de tous les temps forts du festival, consultez la page Planning 2026.
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